dimanche 12 novembre 2017

Veilleurs aux lampes allumées


Voici l'époux, sortez à sa rencontre
Surprenante page d’Évangile ! Un marié qui se fait attendre jusque tard dans la nuit ! D’autre part, on ne part pas, en pleine nuit, acheter de l’huile et ce n’est guère « évangélique » de refuser de partager ! Enfin la porte est fermée et ceux qui avaient été invités ne peuvent entrer ! On le voit : l’insistance est ailleurs. Cette parabole placée après l’entrée de Jésus à Jérusalem et avant la passion, nous livre le sens profond de ce qui va arriver : nos épousailles avec Lui, le rendez-vous d’amour de Dieu avec l’humanité. Toutes les images ont une portée symbolique.
Les jeunes filles représentent la communauté chrétienne. Les lampes symbolisent l’activité de chacune. Toutes les dix sont actives, et toutes s’endorment. Cela pourrait suggérer que plus aucune n’attend l’Époux. Dans la parabole c’est l’huile qui symbolise cette capacité d’attendre. Certaines ont laissé s’éteindre leur attente, elles n’ont plus d’huile.

L’époux attendu c’est le Christ, le Seigneur ressuscité qui tarde à se manifester, son retard nous redit l’attente de la parousie, de la venue du Seigneur dans la gloire. L’Évangile d’aujourd’hui nous dit : veillez, vous ne savez pas le jour ni l’heure. Nous ne savons pas quand notre monde finira ; nous ne savons pas, chacun, quand notre vie finira. Mais cette invitation à veiller est une affirmation de notre espérance. Le Seigneur viendra et nous serons jugés sur l’amour. 
Celsa, laïc engagée, 43 ans aux services de l'Eglise
La condition pour entrer, dans le Royaume : être prêt, une lampe à la main, disposer d’une provision d’huile, c’est-à-dire d’une fidélité concrète vécue dans le quotidien, une réserve qui est personnelle, qu’il est impossible d’acquérir ou de partager à la dernière minute. Ce n’est pas par égoïsme que les vierges sages ne partagent pas, c’est que personne ne peut vivre la relation personnelle au Christ pour les autres. L’Époux tarde à venir, ce retard est le temps de l’action, de la fidélité, ce retard soumet mon espérance à l’épreuve de la durée.

Chacun de nous est unique, connu et aimé de Dieu, le seul à pouvoir porter cette lumière qui sans cela manquera à tous. La sagesse nous permet de découvrir jour après jour le beau, le bien, le vrai qui sont en chacun et en chacune de nous. Dieu ne vient pas qu’à la fin des temps, il nous cherche inlassablement chaque jour.
Nous sommes dans les dernières semaines de l’année liturgique et tous ces dimanches vont nous parler de la fin des temps. Aujourd’hui la parabole nous demande avec force d’être des veilleurs aux lampes allumées qui veillent dans le service quotidien de leurs frères et dans l’amour vécu au jour le jour.

Extrait des fiches dominicales Père Pierre Remise- Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

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