dimanche 18 mars 2018

Quand l'étranger veut voir Jésus



Étonnant, le début d’évangile de ce jour. Vouloir voir Jésus n’est pas réservé à ses amis. Jésus est pour tous. Plus de frontières, puisque la gloire de Dieu se manifeste dans le Fils et dans ceux qui le suivent, ici des Juifs comme des Grecs.

Servir et suivre Jésus, c’est une même action. Au moment où Jésus invite à le suivre, il révèle l’importance de donner sa vie, comme le grain qui meurt porte beaucoup de fruit. Ainsi, dans le don de lui-même, non seulement il glorifie le Père, mais il veut faire de l’humanité sauvée une Terre solidaire.

La lettre aux Hébreux ne dit pas autre chose, en affirmant
que Jésus est la cause de notre salut. Quelle aventure pour chaque homme et chaque femme que d’entrer dans le projet du Fils : servir, suivre, donner, se donner, aimer ! Comment ne pas penser, aussi, au partage fraternel avec ceux qui connaissent le mal développement, l’absence de soins, le manque de dignité ? Eux aussi ont le droit de voir Jésus et ils le verront si ses disciples – nous aujourd’hui – témoignent activement d’une solidarité sans frontières. « La solidarité est une manière de faire l’histoire, la solidarité avec les pauvres est la base même des évangiles. » Cette affirmation du pape François est un chemin incontournable pour porter du fruit.

Et si ce temps de Carême nous faisait abandonner les pratiques païennes pour inscrire la loi de Dieu dans nos cœurs, pour voir et servir le Christ avec nos frères étrangers, pour tisser ensemble, avec nos différences une terre solidaire.

Père Pierre-Yves Pecqueux

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