dimanche 15 avril 2018

Universel Message

Pas facile à croire la résurrection ! Les disciples ne sont pas les premiers à avoir dû dépasser leur frayeur de voir Jésus devant eux. D’autres leur ont fait ce récit d’un Jésus bien vivant. Mais difficile de croire à la vie tant c’est la mort qui s’impose...     

De fait, la mort sur la croix a bien eu lieu. Ses mains et ses pieds en portent les marques. Et Jésus prend soin de s’identifier auprès d’eux en les leur montrant. Comment est-il possible alors qu’il soit vivant ? C’est pourtant l’évidence à laquelle Jésus essaie de rallier les siens qui passent de la frayeur à la joie sans trop y croire encore. Il faut reconnaître que cette nouveauté dépasse les sens, échappe à l’entendement.

En revanche, elle existait à titre de promesse dans les Écritures. Jésus était venu l’accomplir. La mort était l’ultime étape pour que puisse s’accomplir la victoire de la vie à laquelle Dieu appelle tous ses enfants. Dieu a de la mémoire ! Et il nous fait entrer dans sa mémoire, son présent éternel. Sa victoire était annoncée. Les Ecritures attestent de cette volonté de Dieu qui accompagne les générations non pas vers leur mort mais vers la vie.

La croix, la mort de Jésus est une nouvelle Genèse. Un séisme dont l’épicentre est à Jérusalem et qui doit atteindre les extrémités de la terre. Et c’est à ses disciples qu’il confie la mission d’accompagner ce message, ce passage de la mort à la vie. La marque de cette vie nouvelle, c’est justement la peur de la mort qui disparaît. Et quand la mort n’est plus le coup d’arrêt à la vie mais le passage vers la vie en plénitude que Dieu a promise à tous, alors la résurrection peut commencer à déployer son action sur nos sens qui s’exercent désormais à discerner la vie qui ne passera pas.

Si la vie n’est pas au rendez-vous encore aujourd’hui, c’est que nous manquons à cette mémoire de ce qui nous attend. Le temps pascal est là pour cela: rouvrir nos mémoires occupées par la mort à l’œuvre dans nos vies blessées et chancelantes. Jésus les tourne vers le pain de vie, le sang de l’alliance.

La vie est à l’œuvre plus encore que la mort. Mais nous ne la voyons pas encore. Exerçons nos oreilles, écoutons ce qui au creux de nos vies est en train de mourir, est en attente de cette visitation des Écritures pour refleurir. Dieu est là. Sa vie est à portée de nous à chaque instant. C’est à notre désir de lui permettre de nous remettre en vie et de nous envoyer convertis par elle à combattre l’emprise de la mort en nous et autour de nous.

Equipe Evangile@Peinture – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg


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