dimanche 1 juillet 2018

Désirs de vie


Ce récit de l'Evangile de Marc entrelaçant deux histoires est en fait le reflet d’un seul et unique désir de vie aux prises avec la souffrance qui l’emprisonne. Jésus est au cœur de cette histoire non seulement celui de qui on peut obtenir la guérison, mais plus profondément celui qui permet à la vie de se déployer par la foi.

Le désir de vie qui habite cette femme et ce père est le même que celui qui habite Jésus. Son désir que nous ayons la vie en nous est totale. Il n’est là que pour cela: transmettre cette vie intégrale qu’il porte en lui et qu’il veut transmettre à chacun.

Se tourner vers Jésus, c’est reconnaître cela: la puissance de son désir de vie pour chacun. Dès lors, c’est lever le verrou des limites et des impossibilités. La maladie et la mort ne sont plus des obstacles mais des révélateurs de notre immense désir de vie qui, confié à Dieu, peut devenir le lieu de l’expérience d’un surcroît de vie. Le désir de Jésus fait aller le nôtre plus loin. Il le fait accéder à une vérité plus profonde. C’est l’expérience du salut: du désir de vie libéré de toute limite. C’est la puissance de la foi. La vie remise à Dieu qui l’a fait naître accède à une vie que plus rien ne peut atteindre. Elle a retrouvé sa balise fondamentale, sa joie imprenable, sa source de vie intarissable.

C’est aux pieds de Jésus que cela se passe, au pied de sa croix où il a choisi d’être fixé pour toujours pour que chacun puisse lui déposer son désir blessé en quête de liberté et de vie qui ne finit pas. Et puis il nous fait passer à table, corps et sang, pour faire de nous tous le corps au pied duquel chacun peut venir déposer son désir et être remis debout par un désir plus grand qui le relève. Jésus nous institue chacun croix vivantes: relais de vie excessive, antenne du salut.

Equipe Evangile@Peinture – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

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